Hier soir, le Sénat s’est prononcé sur le vote de la première partie du projet de loi de finances pour 2019, c’est-à-dire l’évaluation des ressources de l’Etat.

Prenant acte de l’ensemble des mesures adoptées sur cette première partie, le Gouvernement a déposé un amendement de forme sur l’article d’équilibre, permettant la traduction comptable de ces votes.

Qu’apprend-on de cet amendement ? L’ensemble des choix votés en première partie par la majorité LR conduit à une dégradation du déficit de 4,7 milliards d’euros; alors même que le Président du groupe LR, Bruno Retailleau, n’a cessé d’exiger l’accélération de la réduction de la dépense publique dans les médias. Ainsi, de fait, la France dépasserait le seuil de 3% du déficit, marquant une exception au niveau européen.

En séance, la majorité LR, à laquelle s’est associé le groupe socialiste, a rejeté l’amendement d’équilibre et ainsi refusé l’inscription comptable de leurs propres votes. Ils creusent le déficit de l’Etat, sans en tirer les conséquences.

En augmentant la dette publique, ce choix de la majorité LR au Sénat aura pour conséquence l’augmentation des impôts des Françaises et des Français.

Le Groupe La RĂ©publique en Marche au SĂ©nat condamne ce choix irresponsable.

Au contraire, nous soutenons la baisse de 6 milliards d’impôts pour les Français en 2019. Nous soutenons la suppression de la taxe d’habitation d’ici 2021. Cela représentera plus de 22 milliards de baisses d’impôts pour les Français. C’est un fait.

Tandis que la dette publique de notre pays frôle les 100% du PIB, le Gouvernement est engagé sur une trajectoire de baisse des dépenses publiques : la plus forte depuis 5 quinquennats. Nous nous en félicitons. Le déficit voté par l’Assemblée nationale est pour 2019 de 1,9%.

Revenir sur cette trajectoire est irresponsable.

Les Français attendent mieux des décideurs politiques. Aussi, le Gouvernement fait le choix d’investir pour les générations futures grâce à un plan d’investissement dans les compétences de 2,5 milliards d’euros en 2019, et l’augmentation des crédits éducation et recherche de 1,2 milliard d’euros.

Notre Groupe l’avait dit au commencement des débats, les sénateurs ont la responsabilité de ne pas oublier l’intérêt général au profit des convoitises particulières.